Préserver les espèces végétales des Mascareignes

Garant du patrimoine végétal de la Réunion et plus largement des îles qui composent l’archipel des Mascareignes, le conservatoire botanique national de Mascarin est un jardin extraordinaire. Regroupées sur une poignée d’hectares, on y trouve quatre mille espèces végétales qui poussent à La Réunion, dont une collection de plantes succulentes et de palmiers sur fond de ciel bleu et d’océan. C’est d’ailleurs la mission première du conservatoire, préserver et multiplier les espèces rares ou en voie de disparition. L’autre mission consiste à sensibiliser le public à la protection de la nature fragile dont nous sommes les hôtes.

Qu’elle belle destinée pour ce domaine authentique qui aurait pu sombrer, comme beaucoup d’autres, dans la décrépitude et disparaître. Car c’est une heureuse idée du conseil général d’acquérir à la famille de Chateauvieux ce lieu chargé de la « petite » histoire de la Réunion et d’en faire un conservatoire botanique. Car au XIXe siècle, le long de ces pentes de Saint-Leu sur la côte sous le vent, le marquis Antoine Sosthène d’Armand de Chateauvieux y développa un prospère domaine agricole après avoir été le fidèle collaborateur de Charles Desbassayns pour le développement de l’industrie sucrière de la colonie française de l’océan Indien. Il épouse en 1836 Célinie de Villèle, nièce de Charles et petite fille de madame Desbassayns. Avec l’acquisition à est née. La magnifique demeure créole est le témoignage de la grandeur de cette famille toujours présente dans l’histoire contemporaine de l’île.

Aujourd’hui, le domaine  est une étape incontournable de La Réunion. De nombreux Réunionnais découvrent chaque week-end, ce joyau et apprennent à connaître l’immense richesse végétale de la Réunion mais aussi de l’archipel des Mascareignes. Quant aux touristes, ils pourront s’y rendre tous les jours sauf le lundi.

©imroi 2002

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